Marre des guignols
Fardés de sourires
Masques flasques
Yeux lumières artificielles
Lèvres chou de ruban
Pointes d’aiguille
Palabres inutiles
Teint vert sapin
Cheveux d’anges cornus
Vive le vent
Dans les ailes de nacre
Chapeau en cloche
Sur les caboches folles
Sonne minuit
Tous à l’Heure
Petits nez rouges
Fouineurs
Brille l’étoile
Dans les campagnes
Et l’arbre
 Le souffle coupé
Ploie
Trop trop
De boules
Dans les gorges
Du soir qui penche
De la veille
Qui réveille
La douce nuit
Il est né
Sainte gens
Fideles déguisés
Chants faux
Flagorneurs
Triumphantes
Il faut il faut
Baiser les joues
Traîtres
De l’oncle Paul
La grosse Adèle
Et les maîtres-chanteurs
Cadeau de la fête
De papier déchiré
Cliquetis santé
Rires farcis
De dindes assassinées
De foie gras
Collé aux couronnes
D’or clinquant
Foi au simili fun
Aux simagrées usées
Lèvres blême champagne
Aspirations délétères
Lumières éteintes
Paupières glissantes
Masques tombants
Tombés au pied
De la vacuité
De la vanité
Silence des hautbois
Gueules de bois
Pâte molle
De l’haleine
Chaude
Sourires laids
Du naturel éméché
C’est fini…
De déconner