Je m’en irai doucement…
 
 
Comme l’oiseau qui fait cuic
Avant de fermer ses ailes
Je fermerai les yeux
 
 
Au son d’une musique
De flûte enchantée
Je serai plume aux quatre vents
Je serai dune en croissant
Et au dernier tourbillon
Me poserai sur la lune
 
 
Et j’entendrai Mozart
Au pays des nuages
Saluer avec sa grâce symphonique
Mon plumage de créature éthérée
 
 
Il n’y aura plus de fausses notes
Ni de plaintes en bémols
Que l’harmonie des accords consonants
Dans l’air du temps
 
 
Et tout autour
La blancheur à l’infini
Des âmes épurées
 
 
Puis je regarderai tout en bas
Le point noir de l’Univers
Où par un malheureux hasard
Je suis née
 
 
Et je saurai  pourquoi
 
 
 
Voilà ce que donnent
de longues heures
d’insomnie
où vos idées
deviennent plus noires
que la nuit.