Je m’ennuie…
 
Je m’ennuie à mourir
 
Mourir
 
De lui
 
Toujours de lui
Rien que de lui
 
Du bonheur
 De « Nous deux »
 
Il était tellement…
Tout
 
Si petit et pourtant…
Si grand
 
Amour transcendant
Incinéré
Un après-midi d’avril
 
Pardon…
 
Mon soleil, mon souffle
Emportés
 
Que moi pour savoir
Que moi…
 
Existence stérile
 
Maison sans âme
Nuits…
 
Dégoût de mon piètre
Moi
 
N’en peux plus de respirer
À coups d’efforts
À coups de rêves
Auxquels je ne crois pas
 
À coups d’espoirs
Fabriqués
Brodés de roses roses
Dans le noir
 
N’en peux plus de jouer
À la survie illusoire
Sur ma balançoire
Détraquée
 
Lasse des pansements
Infectés
Du gris de la vacuité
 
Du rien
 
Du faux
Du « Faut »
Lasse du combat
Perpétuel
 
Pour oublier… oublier
 
Extirper le mal
Qui fait si mal
 
Je m’ennuie à hurler
En vain
Au silence
De l’écran embrouillé
 
Je m’ennuie à crever!
 
 
 
 
Mon coeur, lassé de tout, même de l’espérance,
n’ira plus de ses voeux
importuner le sort.
 
(Lamartine)