Quand je regarde la nuit

Et écoute son silence

Mon esprit s’ouvre

Comme un rideau coulissant

Et s’étale au clair de lune

Le fouillis de ma mémoire

Fourmillement d’étoiles mortes

Sous le scintillement céleste

Noirceur épaisse

L’ombre des ombres

La nuit me parle

D’arcs-en-ciel éteints

Et de soleils d’ouest

Voyages au bout de l’absurde

Dans des paysages désolés

L’immensité anthracite

De l’hiver en permanence

La mèche brûlée

Au ras de la chandelle