En fin de semaine, je suis allée voir Café de Flore du cinéaste Jean-Marc Vallée. Ça faisait une éternité que je n’étais pas allée au cinéma et j’ai été déçue.  Ce film n’a pas su m’émouvoir. Peut-être avais-je trop d’attentes suite au dithyrambe dont il fait l’objet.

 

Deux histoires parallèles qui  ne se rejoignent pas. À moins d’entrer dans le jeu subtil du paranormal et  deviner la “flamme jumelle” des principaux  personnages. Un scénario que j’ai trouvé confus, touffu, dispersé, complexe et découpé à outrance. Tout le long du film, on sent chez l’auteur l’effort de se surpasser (après le succès de C.R.A.Z.Y), la prétention d’inventer l’originalité pour accéder au chef-d’oeuvre.   Et ça distrait.  Des scènes de quelques secondes se succèdent et s’enchevêtrent et on est plus occupé à  en saisir le véritable sens qu’à se laisser porter par une  émotion quelconque. Trop d’ingrédients dans la sauce, à mon avis, ce qui nuit à la profondeur. J’ai aussi déploré la pauvreté des dialogues.

 

Rien à redire sur le jeu des acteurs. Vanessa Paradis (au sourire moche!) est excellente dans le rôle de la mère d’un enfant trisomique.  Kevin Parent est comme dans la vraie vie. Son jeu est juste et crédible,  mais on parlera de “grand espoir” quand on le verra jouer un personnage qui ne lui ressemble pas et  avec plus de texte. Hélène Florent est tout simplement remarquable.

 

Ce que j’ai aimé: la qualité des images, l’histoire d’amour (même  superflue) entre la mère et son fils, la scène filmée de loin où Hélène Florent se gare sur le bord de la route pour pleurer.  J’y ai  cru. Quant à la musique, je n’ai pas  pu l’apprécier à sa juste valeur, le son étant tellement fort qu’il faisait vibrer jusqu’à mon estomac! Pour ça, il n’y a que l’Odéon à blâmer.

Je ne dis pas que Café de Flore est un mauvais film. J’aurais juste préféré une autre approche. Si vous l’avez vu ou prévoyez aller le voir, j’aimerais bien lire vos impressions.