La popularité du gouvernement est à son plus bas (il y a de quoi!), des élections en vue… donc beaucoup de projets. Avez-vous remarqué comme il a de l’argent tout d’un coup, notre gouvernement? Après trois ans de tergiversations, il a décidé de déposer un projet de loi sur la sécurité et le bien-être des animaux domestiques dans les usines à chiots. C’est facile de modifier une loi pour faire taire les mécontents, pour gagner des votes, mais après? C’est dans la pratique que sont efficaces les lois, pas dans les journaux.

 

D’abord, le ministre est censé augmenter à 40 le nombre d’inspecteurs. Je trouve que c’est nettement insuffisant,  une farce, quand on pense qu’en Ontario, ils en ont plus de 200 pour couvrir un territoire plus petit que le nôtre.

 

Le gouvernement veut aussi fixer de plus grosses amendes. C’est bien beau une amende de $20,000, mais ça sert à quoi si on ne les découvre pas ces usines à chiots? Car il est certain que pour éviter l’amende, ces bourreaux d’animaux vont se trouver de meilleures “cachettes”. Et qui peut les dénicher? Les inspecteurs! C’est pour cette raison qu’il en faut beaucoup plus. Cent cinquante ça ne serait pas trop si on pense sérieusement à s’attaquer à cette cruauté qui perdure.

 

Et que dire des permis obligatoires pour ouvrir une usine à chiots?! Quand on pense aux permis que le gouvernement distribue à tort et à travers aux garderies et aux maisons pour personnes âgées, ce n’est guère rassurant.  Une formalité sans plus: tu signes, je contresigne, l’affaire est dans le sac. On en connait les conséquences.

 

Dans le projet de loi, il devrait être stipulé que quiconque contourne la loi perdra à jamais son droit de faire le commerce d’animaux domestiques. Pourquoi? Parce que ces gens-là n’ont pas de coeur, ils n’aiment pas les animaux, ne les aimeront jamais et récidiveront aussitôt leur amende payée pour “se refaire”.

 

Non, ça ne me fait pas jubiler cette annonce de modification de la Loi P-42.  Pas avec seulement 40 inspecteurs pour couvrir notre belle grande province.  Du mieux que rien c’est loin d’être suffisant pour empêcher ces pauvres petits animaux de souffrir le martyr.