Une « tablette numérique à bas prix » pour les défavorisés dans le monde.

La tablette numérique « Aakash » de Datawind, la moins chère du monde, photographiée le 30 juillet 2011 à Montréal, au Canada. (Photo /Datawind/AFP/Archives)

 

Une petite société établie au Canada propose la tablette numérique la moins chère au monde destinée à brancher sur le net des millions de pauvres plutôt qu’à séduire les aficionados de l’iPad.

 

Datawind, une société dirigée par les frères canadiens d’origine indienne Suneet et Raja Singh Tuli, a fourni en octobre 100.000 tablettes « Aakash » au gouvernement indien dans le cadre d’un programme d’accès des étudiants aux technologies de l’information.

 

Le coût de cette tablette? 35 dollars! Elle a été conçue dans les locaux de l’entreprise à Montréal et produite en Inde.

Depuis ce premier contrat public, « Aakash » fait parler d’elle. Datawind lancera en mars une version améliorée de cette tablette pour le grand public,  pour un peu plus de 50 dollars.

 

« L’accueil est fantastique! Nous recevons environ 30.000 pré-commandes par jour. Nous avons déjà reçu trois millions de commandes individuelles », affirme Suneet Singh Tuli lors d’un entretien téléphonique avec l’AFP.

 

D’où l’intérêt, selon lui, de lancer une tablette numérique à bas coût, qui fait aussi office de premier ordinateur, pour les classes défavorisées.

 

Pour l’heure, seulement 8% des 1,2 milliard d’habitants de l’Inde sont connectés à Internet, selon une étude de l’Association des entreprises indiennes de l’internet et du mobile. C’est sûrement à cause du prix.

 

Mais comment peut-on vendre à profit une tablette numérique à 35 dollars?

« Le défi est de créer le bon ensemble d’applications pour le consommateur. Est-ce que vous avez vraiment besoin de Bluetooth (système de connexion entre appareils électroniques)? C’est peut-être important pour certains consommateurs, mais pour d’autres, le plus important, c’est le prix. Et pour ce prix, ils veulent avoir l’accès à l’internet, à des applications de base et à la vidéo », affirme M. Singh Tuli.

Sur l’internet, la tablette « Aakash » passe à la moulinette des spécialistes des nouvelles technologies qui soulignent la faible luminosité de son écran, sa lenteur, le nombre restreint de ses applications et le peu d’autonomie de ses batteries.

Malgré ces critiques, l’intérêt ne s’estompe pas.

 

Je trouve que c’est une excellente initiative.  Des millions de pauvres pourront avoir accès à Internet grâce à cette tablette à bas prix. Malgré ses petits défauts, cette tablette sera sûrement appréciée, ce sera mieux que rien.