solitude

 

J’ai l’humeur brouillonne et morose

J’ai l’humeur à l’isolement sur une île minuscule

“Que me font ces vallons, ces palais, ces chaumières

Vains objets dont pour moi le charme est envolé”

Pour moi aussi, Alphonse de L.

Tout est dépeuplé

 

Un air de printemps s’est jeté sur moi

Comme un imposteur à la mine réjouie

Séducteur cynique en costume d’apparat

Qui ressuscite dans la mémoire tous les morts

Et  les bonheurs révolus

 

Que me font ces hirondelles, ces bourgeons

Ces jardins qui se réveillent

S’il y a des fleurs que la douceur vernale ravive

Il y en a qu’elle fait mourir

 

J’ai l’humeur du crachin amer

Que je recrache dans le vide de ma solitude

Me reste assez de coeur, pourtant

Pour épauler l’amie qui pleure

 

separateur