Les recteurs  insistent  sur l’importance de hausser les droits de scolarité de $1,625 sur cinq ans et le financement gouvernemental pour maintenir à flot des universités encore de qualité.

 

Ils ne parlent pas des coûts exorbitants de la construction inutile de campus à proximité des universités concurrentes ou du projet raté de l’îlot Voyageur de l’UQAM.

 

Avant de réclamer des hausses aux étudiants, les universités devraient faire du ménage dans leur cour. Une meilleure gestion et des salaires moins faramineux, par exemple.

 

Une compilation obtenue par Radio-Canada montre que certains recteurs d’établissements québécois reçoivent plus d’un demi-million de dollars par année, en incluant le remboursement de frais comme les repas d’affaires ou les déplacements.

 

Le président de la Fédération québécoise des professeurs d’université, Max Roy, s’indigne de la rémunération de certains recteurs. La plupart des universités sont autonomes et déterminent les salaires, mais l’argent provient en grande partie des fonds publics, rappelle-t-il.

 

« Ce qu’on trouve scandaleux, c’est que l’université c’est un bien public. On n’est pas dans l’entreprise privée, ce n’est pas des entreprises, c’est des services », ajoute-t-il.

 

La rémunération totale des recteurs varie en outre beaucoup d’une université à l’autre en 2009-2010. Selon la compilation, la rectrice de McGill, Heather Munroe-Blum, arrive en tête avec un salaire de base de 358,173 dollars, et de 596,051 dollars en incluant les remboursements des frais divers, devant Luc Vinet de l’Université de Montréal (370,937 dollars) et Denis Brière de l’Université Laval (355,244 dollars).

 

Évidemment, pour que les riches s’enrichissent davantage, il leur faut  se tourner vers les moins bien nantis!